A propos
Le blog:
“C’est officiel, ceci est mon premier blog de bar. Les jeunes filles du 20e siècle tenaient des journaux intimes, les jeunes punks du 21e siècle tiennent des blogs de bar. C’est la seule façon de vivre, enfin si j’en crois la radio. Le concept est assez simple, il s’agit de bloguer dans un bar. Ecrire des phrases, raconter des histoires pendant qu’un quartier se sirose le foie au son d’une musique envoûtante. Chaque article est un instantané, un recueil d’émotions vives et authentiques, de pensées, de bons mots, de philosophie du quotidien. Et mis bout à bout, les articles passent un message, indiquent un chemin. Au moins en théorie.
Il y a tant de livres, tant d’entreprises artistiques qui, à grand renforts de métaphores alambiquées et de parallèles tortueux, tentent, au bout de maintes pages, gravures, croquis, sculptures sur sable, de toucher du bout du doigt le secret le plus profond de la vie. Tant de tableaux, de morceaux de musique, de numéros de claquettes qui essaient de dire le grand tout sans pourtant le faire dès le départ. C’est insupportable, inacceptable, d’avoir à mastiquer 333 pages pour avoir enfin droit, entre les lignes, à la vision du monde de quelque narrateur glabre. Je ne vous ferai pas cet affront. Je n’attendrai pas les derniers articles de ce blog pour introspecter ce qui vous revient de plein droit chers lecteurs: mon âme. Je vais par conséquent, dès aujourd’hui gratter les croûtes de ma préconscience pour mettre à jour les pépites et les pépins de ma conscience du monde. J’espère chers lecteurs que ce sera pour vous une agréable distraction.” (extrait du premier post).
Le blogueur:
Fabriqueur de mots, raconteur d’histoires et faiseur de choses, Keyvan Sayar est né à Paris, a grandi à Fontenay-sous-bois, s’est laissé pousser les cheveux à Grenoble, a regardé voler les mouettes à Dublin, ingurgité moults cornets de frites à Bruxelles et vit actuellement à La Haye aux Pays-Bas. Détenteur de deux passeports, d’un passe-montagne et de trois passe-partout, son point commun avec Victor Hugo est d’aimer beaucoup les gilets (même s’il en porte peu).
Activiste le jour, écriviste la nuit, il a fondé en 2002 l’association LeS dOiGtS bLeUs dont l’objectif est de faire entrer l’art dans la vie (pas pour en faire davantage de l’art mais pour en faire davantage la vie). Certes, à l’échelle de l’humanité, les résultats de cette entreprise de poétisation massive se font encore un peu attendre mais un récent mémo du conseil d’administration indique que « le chemin trace petit à petit son sillon ».
Il est l’initiateur et le compilateur du Dictionnaire du Nouveau, un répertoire de vocables fraîchement inventés, le co-traducteur des Poèmes de Guantanamo, l’auteur d’un roman: Le Docteur Rippenblatt et ses charmantes conséquences et d’un recueil de poèmes: Keyvan Sayar ne correspond à rien.